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Perruque originale

 

Graphite sur papier, 10x10cm

 

 

 

 

« Travailler en perruque » est une expression française datant du XIXème siècle signifiant « fabriquer pour soi, sur le lieu du travail et pendant le temps du travail, souvent avec des matériaux détournés. » (def. B. Vivier sur le site de l'IST).

Sortie des Beaux-Arts en 2015, j'ai depuis enchainé les petits boulots, souvent au détriment de ma pratique personnelle. Les deux ont fini par se mêler, mon travail de dessin se déployant en petits formats dans l'espace assigné que me proposaient tour à tour un job d'hôtesse d'accueil, d'assistante de galerie ou de vendeuse. L'ennui aura nourri l'envie de dessiner, voyant défiler devant mes yeux les images de la pensée qui chemine, comme lorsqu'on regarde les paysages changeant par la fenêtre d'un train quand on voyage seul. Je voulais les décrire.

Les sujets des Perruques sont aussi variés que peuvent l'être les images croisées dans une journée, entre les balades, les expositions, les films, le flux internet etc. La pensée sait s'affranchir de la logique lorsqu'il s'agit de monter les images du réel. Là où l'on dirait d'une conversation qu'elle passe du coq à l'âne, la pensée peut, sans se poser de question de cohérence ou de hiérarchie, voir coq, puis âne, puis fourchette, puis Bram Van Velde, puis les tomates qu'il faudra acheter pour le dîner du soir. Les Perruques cataloguent autant que possible ces associations. Elles se lisent dans l'ordre chronologique, ou non, leur phrase ne changera pas de sens. Elles se succèdent dans leur commun (mon réel), à priori désordonnées mais régulées par la main et le passage de la tête au papier. (2019)

Perruque n°20 : Le fantôme en Patarev de Zéphyr

150,00 €Prix
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